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mardi 31 août 2010

Recherche européenne : le projet FruitBreedomics bientôt sur les rails


La pomme et la pêche vont servir de modèle pour les arbres fruitiers dans le cadre d’un vaste projet de 10 millions d’euros. L’unité Genhort de l’Inra d’Angers en est le coordinateur.

L’Inra d’Angers – et plus précisément le chercheur François Laurens – va coordonner un important projet européen dédié à la pomme et à la pêche d’un budget d’environ 10 millions d’euros. Il s’appelle FruitBreedomics (du mot anglais “breeding” signifiant sélection et “omics” outils de la génomique). L’Europe doit intervenir dans son financement à hauteur de 6 millions d’euros. Vingt-cinq partenaires y sont associés dont vingt et un Européens (y compris Israël) ainsi que l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et la Chine. Ces derniers pays ne recevront pas de subvention européenne sauf la Chine. L’objectif de ce programme, qui devrait débuter en 2011 et se terminer quatre ans et demi plus tard, est de partager et de mutualiser les outils moléculaires pour notamment faciliter le travail du sélectionneur : « Ce projet se veut très pratique, explique François Laurens. Ce qui n’est pas toujours fréquent pour ce type de recherche. Les obtenteurs vont bénéficier immédiatement des retombés de ces travaux. » Trois partenaires privés spécialisés dans la pêche, un espagnol, un italien et un français (Agro Selection Fruit) et deux pour la pomme avec le français Novardi et le belge Better3Fruit sont impliqués directement. Un groupe de travail va être créé en marge du projet pour que d’autres établissements privés puissent profiter de ces travaux. Les chercheurs vont travailler précisément sur les marqueurs moléculaires, ces fragments spécifiques de l’ADN qui jalonnent le génome et qui permettent de les localiser sur les chromosomes. « Nous connaissons déjà plusieurs centaines de marqueurs moléculaires, bien qu’en pratique les obtenteurs commencent tout juste à les utiliser dans leur schéma de sélection, relève le chercheur angevin. Mais ils sont surtout utilisés pour identifier les caractères à hérédité simple comme des résistances à certaines maladies. Grâce à de nouveaux outils mis à notre disposition, nous sommes capables aujourd’hui de trouver des marqueurs associés à des caractères plus complexes comme la texture ou la couleur du fruit. » L’autre volet du projet est d’étudier la fonction même de ces gènes intéressants.




Pauline Vallin


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